Bossuet, Oraisons funèbres et Panégyriques, La Pléiade, Gallimard, Paris, 1951

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Jacques Bénigne Bossuet (1627-1704) aurait pu incarner l’homme de cour de Baltasar Gracián : incertain dans ses amitiés, habile à n’être d’aucun parti, rassasié des choses de ce monde au point d’en mesurer la vanité. Mais il est un temps pour tout, « un temps de poursuivre un rêve ou de se l’interdire ». À la passion des hommes, Bossuet préféra celle de Dieu. Il mit à ce service une rhétorique fougueuse et dramatique. Ouvrant un tombeau devant la cour, il fit basculer la fête baroque de la mort dans l’ordre du sacré. Ses leçons de ténèbres disent à l’homme que sa fragilité est cernée d’infini, que ses oeuvres doivent tout au caprice divin et que son salut passe par son anéantissement. (É. L.)


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